<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[musique.com] patient-heart : <![CDATA[ Bonjour ou Bonsoir ]]></title>		<link>http://patient-heart.musique.com</link>		<description><![CDATA[ Bonjour ou Bonsoir ]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 10:30:35 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Histoire du métal - Les années 2000:]]></title>			<description><![CDATA[<p><em><strong>Je ne
pense pas que ça vaille la peine de tout de suite tirer des
conclusions sur une décennie pas encore achevée
(à l'heure où j'écris du moins), je vais donc
me contenter pour cet épilogue de passer en revue les cinq
dernières années sur la planète
Métal.

Comme prévu, au début du troisième
millénaire, le Néo Métal mort artistiquement
explose commercialement dans les pays du vieux continent. L'exploit
du Néo Metal, c'est comment il a réussi à
redonner à la jeunesse un intérêt pour le genre
: en quelques mois, les kids se ruèrent sur les T-shirts
Korn ou Slipknot, Linkin Park réussit à porter le
Métal à un niveau mainstream? Mais niveau
inspiration, le genre est déjà mort : Korn
s'affaiblit d'albums en albums, Limp Bizkit énerve tout le
monde, Linkin Park est rejeté en masse par les fans de
Métal? Les fans de métal... Les
vétérans voient en effet du mauvais oeil cette
cohorte de gamins en baggies-casquette-slipknot croyant que le
Métal se résume à une dizaine de groupes (peut
en témoigner, la débandade de Slipknot au festival
Fury Fest - au Mans - plutôt orienté old-school
lorsque le public s'est mis à lancer des ordures sur la
scène). Après plus de dix ans d'underground et
d'oubli médiatique, les fans de métal ne supportent
pas le succès de groupes comme Cradle Of Filth ou Marilyn
Manson, affublant ces anciens architectes de l'extrême du
qualificatif le plus offensant du Heavy metal ; ?groupe
commercial?.Le néo Métal, ce genre qui comme son nom
l'indique était censé être la révolution
du Métal s'avère être le genre divisant
définitivement le public Métal en deux genres de fans
: le true et le pas-true (le second ignorant en fait que le premier
existe et le haït). Le truc qui marche aujourd'hui, c'est le
Métal à chanteuse, genre mis à la
lumière du jour par Evanescence (après presque dix
ans d'existence c'est pas trop tôt !), permettant ainsi la
percée des Nightwish, Lacuna Coil et Within
Temptation.

La mode de demain ? Un nouveau genre nommé Metalcore,
stupidement brutal s'apprête, après avoir conquis les
USA (je peux vous tenir au courant des dommages, j'y suis en ce
moment), à envahir l'Europe à coup de chanteurs
hurleurs sans réelle puissance et de riffs sans
saveur.

Alors du puriste ou de l'ignorant, qui a raison ? Quel sera ?the
next big thing? du Métal ? Le Metalcore séduira-t-il
les foules européennes ? Le Métal tourne-t-il en rond
? Que répondre? Mais une chose est sûre : après
35 ans d'existence, on peut encore faire confiance à
quelques génies musicaux pour ouvrir de nouvelles voies et
rénover un style qui est tout sauf
mort.</strong></em></p>
]]></description>			<link>http://patient-heart.musique.com/217124/Histoire-du-metal-Les-annees-2000/</link>			<comments>http://patient-heart.musique.com/Histoire-du-metal---Les-annees-2000--05052008-123828-lp-217124.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://patient-heart.musique.com/217124/Histoire-du-metal-Les-annees-2000/</guid>			<pubDate>Mon, 05 May 2008 12:38:28 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Histoire du métal - Les années 90:]]></title>			<description><![CDATA[<p><em><strong>Il est
bien connu que l'histoire se répète ; celle du metal
ne fait pas exception. Tout comme, en 1980, les vieux groupes des
seventies trop softs et souvent encore englués dans le
rêve hippie avaient été annihilés par la
nouvelle réalité heavy-metal, à la fin des
années 80, les hard rockers américains se retrouvent
confrontés à une radicalistion de la musique rock. Ca
veut dire moins de solos, production moins 'mainstream' et
compositions moins 'catchy'. D'une décennie à
l'autre, Iron Maiden, Judas Priest, Poison ou Ratt se retrouvent
dépassés par les événements (c'est
d'autant plus surprenant que deux ou trois ans auparavant ces
groupes étaient au sommet de leur gloire), cette
dévaluation du pouvoir du metal sur les masses sera tel que
MTV annulera soudainement les diffusions d'Headbanger's Ball
à l'indignement de milliers de metalheads.

Cette radicalisation s'effectue à travers l'apparition du
grunge et de Nirvana. Seuls une poignée de groupes
survivront au grunge : Metallica et Bon Jovi grâce à
un passage chez le coiffeur et à une adaptation aux nouveaux
genres (quoiqu'au passage Metallica perdra pas mal de fans), Guns
'N' Roses et - étonnement - Ozzy Osbourne, sauvé par
son album d'adieu No More Tears (le vieux renard se
débrouillera même pour relancer encore sa
carrière en faisant un come-back au milieu des nineties et
en vendant - encore - quelques millions d'albums).

Les critiques ont toujours usé leur salive pour
décrier Nirvana ; rock alternatif, revival punk, rock
écorché? Puis finalement, puisqu'il fallait inventer
un mot, grunge. Pourtant, définir le son du trio de Seattle
n'était pas difficile ; c'était Led Zeppelin
rencontrant les Beatles sous le signe du punk. Combinant la
puissance du premier, les émotions du deuxième et
l'énergie du troisième, Nirvana révolutionnait
le rock en définissant ce que serait le genre pour les dix
prochaines années. On a toujours essayé de
séparer Nirvana du hard rock, pourtant, Kris Novoselic
affirmait à qui voulait l'entendre que son groupe
préféré de tous les temps était Black
Sabbath et les références de Dave Grohl
étaient plutôt chez Motörhead, Venom, Celtic
Frost et Mercyful Fate que chez les Punk. Rapidement suivi par
Pearl Jam, Stone Temple Pilots et autres Soundgarden, Nirvana et le
grunge allaient prendre le contrôle de la scène
rock/metal.

Mais si cette nouvelle vague dominait la plupart des charts, un
autre style américain arrivait à défier le
genre : la Fusion. Mélange de rap, Funk et rock (parfois
metal) inventé à la fin des années 80, la
Fusion défendra fermement sa position dans les charts
grâce à des groupes tels que Red Hot Chili Peppers
(pour les moins heavy), Faith No More (pour le plus metal) ou Rage
Against The Machine.

En Europe, les groupes voient l'avenir dans les
ténèbres avec deux genres ayant la prétention
de mettre en musique la dépression et la noirceur : le
doom-metal et le Black Métal. Le doom-metal, apparu à
la fin des années 80, mélange de Black Sabbath et
(parfois) de death-metal joué lentement, base son pouvoir
sur une lourdeur et lenteur hypnotique n'hésitant pas
à laisser passer des rayons de lumière à la
beauté séduisante. Le black-metal (inspiré par
Mercyful Fate, Hellhammer, Bathory, Sodom, Kreator, Venom et Celtic
Frost) quant à lui, ne laisse à l'auditeur aucun
espoir en créant grâce à un sabotage des bandes
sonores le son 'nécro' malsain et suintant appuyé par
un satanisme aux degrés différents de
compréhension et par une musique occulte. Darkthrone,
Burzum, Mayhem, Immortal, Marduk, Dissection, Enslaved et Emperor,
groupes scandinaves, sont sûrement les plus fameux
représentants de cette noire scène. Tandis que sa
progéniture fleurit, Bathory, principale inspiration des
groupes de black-metal se détourne du satanisme et du metal
noir pour créer le viking-metal, un metal épique,
glorieux, folklorique et lumineux, inspiré des hauts faits
des premiers habitants de Scandinavie (autrement dit les
Vikings).

Aux USA, le Grunge qui atteint son apogée et se rapproche de
sa tragique fin influence la musique rock/metal en la rendant plus
basique et plus violente. Cette nouvelle approche du heavy-metal se
ressent d'abord à travers le renouveau thrash de Pantera,
Machine Head ou encore Sepultura, puis à travers Korn et le
mal nommé néo-metal (sérieusement, vous
imaginez dans dix ans des groupes jouer du 'nouveau metal').
Développant la formule fusion, Korn mélange metal
basique et Hip Hop avec des rythmiques lourdes, des ambiances
parfois sombres et un chant douloureux. Ce nouveau genre devra
cependant attendre quelques années avant d'atteindre son
apogée. D'autres groupes comme Ministry ou Nine Inch Nails
croisent metal et Electro en créant le Métal
Industriel (ou Indus).

En Europe, c'est la débandade pour le black-metal : les
membres de groupes attirent l'attention sur eux en brûlant
des églises, commettant des actes racistes et allant
jusqu'à assassiner (même entre eux). Le genre restera
entaché de ces actions mais explosera par la même
occasion au grand jour et des groupes comme Cradle Of Filth ou
Dimmu Borgir en profiteront en adaptant le black de façon
à le rendre plus accessible (entraînant insultes et
huées de la part des puristes).

Le metal symphonique (souvent désigné par le nom
sympho) apparaît petit a petit d'abord avec Angra au
Brésil, en Europe ensuite, avec Therion puis Rhapsody en
Italie et finalement Nightwish en Finlande. Ce nouveau genre
apporte un retour aux sources avec une orientation plus
traditionelle. Ce revival inespéré sera vite
porté à son apogée par le power-metal apparu
vers le début des années 90 et aussi appellé
true-metal ('vrai Métal') reprenant les bonnes recettes des
groupes des eighties comme Iron Maiden et Judas Priest
(évidement) mais aussi Manowar, Helloween, Warlord ou
Warlock. Hammerfall, pur pedigree du true metal Scandinave reste
aujourd'hui le représentant le plus célèbre de
cette scène, bien que d'autres non moins excellents comme
Iced Earth font de même. En Scandinavie toujours,
réapparaît le death-metal sous un forme plus
mélodique, un croisement du célèbre genre de
la fin des années 80 avec le metal classique pour un
résultat plus accessible. Ce renouveau death est
fièrement représenté par Children Of Bodom,
Arch Ennemy , ou In Flames.

Mais tandis que tous ces retours au sources s'effectuent en Europe,
aux Etats Unis, la vague neo-metal s'est engrossie de Linkin Park,
Deftones, System Of A Down, Slipknot et Limp Bizkit (pour les plus
populaires) et s'apprête à se déverser sur
l'Europe suite à leur conquête des USA, mais
ça, c'est une autre histoire.

Que peut on retenir des années 90 ? Probablement qu'elles
ont apportées au metal un retour à la
réalité. Que cette brusque perte de succès
à relâché les brides du genre et que les
groupes ont perdu leurs peurs d'aller explorer de nouvelles
contrées plus violentes et plus extrêmes ne crayant
plus l'échec commercial. Le metal s'est habitué
à une existence semi-underground mais l'explosion du
neo-metal va remettre le genre à la mode et cela ne va pas
plaire à tout le monde?</strong></em></p>
]]></description>			<link>http://patient-heart.musique.com/217122/Histoire-du-metal-Les-annees-90/</link>			<comments>http://patient-heart.musique.com/Histoire-du-metal---Les-annees-90--05052008-123617-lp-217122.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://patient-heart.musique.com/217122/Histoire-du-metal-Les-annees-90/</guid>			<pubDate>Mon, 05 May 2008 12:36:17 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Histoire du métal - Les années 80:]]></title>			<description><![CDATA[<p><em><strong>Les
années 80 sont difficiles à comprendre pour un
français. Pour celui qui est né au pays du camembert,
la B.O. des eighties est "Les Démons De Minuit" ou "Besoin
De Rien Envie De Toi". Pour un américain, ce sera "Livin' On
A Prayer" de Bon Jovi, "Hot For Teacher" de Van Halen ou "Pour Some
Sugar On Me" de Def Leppard. A part en France, le succès du
hard rock et du metal pendant les eighties est comparable à
celui du rap aujourd'hui : Femmes, dollars, grosses bagnoles et
champagne.

Mais revenons en au commencement : 1980. Une loi quasi universelle
a montré qu'au bout de dix ans, un groupe avait de fortes
chances de ne plus sortir de classiques et de lentement
dépérir. Les grands du hard du début des
années 70 ne font pas exception à la règle.
Led Zeppelin faiblit et la mort du batteur John 'Bonzo' Bohnam met
fin au groupe. Deep Purple splitte, Black Sabbath dans un dernier
effort renvoie Ozzy Osbourne et sort quelques albums avant de
sombrer à son tour, le Alice Cooper's band splitte
également mais le chanteur du groupe, Alice Cooper, continue
en solo avec difficultés, Thin Lizzy non plus ne durera pas
longtemps. Le seul homme pionnier des seventies qui survivra au
passage aux eighties est Ozzy Osbourne qui sera ironiquement
sauvé par son renvoi de Black Sabbath, cet
événement le poussant à se battre en
créant un nouveau groupe à son nom qui apportera un
sang jeune à sa musique.

Malgré le fait que les grands dinausores déperissent,
les jeunes loups de la fin des seventies sont prêts à
avoir leur heure de gloire. La meute se rassemble, une fois de
plus, en Grande Bretagne, sous le nom de New Wave Of British Heavy
Metal (ou NWOBHM). Ils s'appellent Saxon, Angel Witch, Witchfinder
General, Venom ou Iron Maiden et se revendiquent descendants de
Black Sabbath. Mais malgré la popularisation du terme
heavy-metal pour désigner ces groupes, leur musique reste
très proche du hard de la décennie
précédente. Il faut attendre 1982 pour qu'avec son
troisième album, The Number Of The Beast, Iron Maiden trace
une ligne blanche entre hard rock et heavy-metal en imposant le
standard du genre. Après un bon succès pendant le
début des années 80, la relève de la NWOBHM
sera prise dans la seconde moitié des années 80 par
une nouvelle génération de groupes principalement
allemands (Blind Guardian, Helloween, Grave Digger ou encore
Running Wild). Nommé Speed Metal, ce mouvement oeuvrera avec
un succés commercial moins important (principalement du au
succés du hard ricain au même moment) mais restera
bigrement influente et aura son petit effet.

Aux USA, les fans de musiques puissantes restent plutôt
branchés hard avec une nouvelle génération de
groupes venus relever un Aerosmith déjà souffreteux.
D'abord Van Halen qui de 1978 a 1981 sortira une série de
trois excellents albums, puis Motley Crüe qui inventera une
toute nouvelle façon de voir le hard. Influencés par
Kiss, le heavy-metal, Queen et la scène Punk, Motley
Crüe impose grâce à un look choquant fait de bric
et de broc le glam-metal, un mélange de hard, punk et Glam.
Mais déjà, parallèlement aux groupes US
chantant les filles, le sexe et la 'rock 'n' roll Way Of Life' se
développe sur la côte ouest américaine un
contre style influencé par la musique européenne : le
thrash-metal ; une sorte de version plus violente de la NWOBHM
influencé par l'énergie punk et parlant d'assassins,
de dégoût et de la lie du monde. Metallica, Megadeth,
Slayer et Anthrax qui percent tous définitivement en 1986
(chacun d'eux pond un classique cette même année !)
s'imposeront comme le 'club des quatres', les quatre gros vendeurs
du genre, bien que d'autres combos comme Overkill, Exodus,
Testament ou Death Angel gravitent autour. Slayer notamment
introduira le satanisme dans le heavy-metal, poursuivant le travail
de Venom et Mercyful Fate en Europe.

En Europe, justement, après le double succès
phénoménal du duo Highway To Hell/Back In Black de
AC/DC (environ une trentaine de millions d'exemplaires vendus
chacun) le metal commence à percer dans les charts : Les
bikers de Motörhead se retrouvent propulsés à
Top Of The Pops suite aux disques Ace Of Spades et le live No Sleep
'Till Hammersmith ; The Number Of The Beast entraîne pour
Iron Maiden une série de bons scores ; Judas Priest aussi se
fait rapidement quelques disques de platines, notamment avec
British Steel et Screaming For Vengance? Mais pour le record va
à Ozzy Osbourne qui relance sa carrière des deux
côtés de l'atlantique avec le duo Blizzard Of
OZZ/Diary Of A Madman qui se vendront à plus de cinq
millions d'exemplaires chacun rien qu'aux US. Ces grands chiffres
de ventes sont rapidement balayés dans la seconde partie des
années 80 par la vague américaine surnommée
hair-metal. Influencés par leurs ancêtres Aerosmith,
Motley Crüe et Van Halen, ces groupes du nom de Poison, Bon
Jovi, Dokken, Ratt ou Winger se font remarquer par un look
extravaguant et surtout des coiffures défiant les lois de la
gravité. Croisant Pop, glam, hard et mélodies pop,
ces groupes se font des millions en mettant le hard rock à
la mode. Ce retour à des sonorités plus douces
après l'avalanche électrique NWOBHM/thrash-metal
permet à Aerosmith et Alice Cooper de faire leurs grands
come-backs. Refusant cet adoucissement, un groupe deviendra
quelques années plus tard l'idole des jeunes qui ne veulent
ni du thrash, ni du glam : Guns 'n' Roses et leur hard rock 'n'
roll énervé.

La montée du pouvoir d'achat du heavy-metal décide
MTV a créer une émission dédiée au
genre, ce sera Heavy Metal maniacs, présenté par Dee
Snider (chanteur Twisted Sister) mais avec le succès de son
programme, Snider demandera une rémunération et sera
renvoyé. Pour remplacer Heavy Metal Maniacs, MTV crée
Headbanger's Ball. Le concept est simple : des clips de metal
entrecoupés d'interviews et parfois de petits
événements. Malheureusement le succès de
l'émission est saboté par le choix du
présentateur, celui ci ne connaît rien autre que Bon
Jovi et a une capillarité ridicule (on avait l'impression
qu'il s'était laissé pousser les cheveux juste pour
avoir le job). Apres quelques années, MTV remplacera
l'ancien présentateur par Rikki Rachtman, un petit
excité fan du metal dans tous ses genres qui apportera
à l'émission des idées fraîches
(L'émission devint presque un Jackass avant l'heure).
Rapidement Headbanger's Ball aura un succès fou, devenant le
rendez vous indispensable pour tout metalhead.

En Europe, la face sombre du metal se développe tout au long
des années 80. D'abord avec Venom et Mercyful Fate au
début de la décennie, puis avec des petits groupes
undergrounds éparpillés sur le continent comme
Hellhammer, Bathory ou Celtic Frost pendant la seconde
moitié des eighties. Ces groupes ne recevront leur
reconnaissance que bien plus tard lorsque une nouvelle
génération de jeunes groupes les citera comme
références. On appellera alors ces groupes la
première vague du black-metal, bien que le terme 'vague'
soit ici un peu gros.

Tandis que le metal étend sa domination, un nouveau genre
souvent associé à celui-ci débarque : Le
Hardcore. Sorte de contre culture combattant la politique ultra
conservatrice de Ronald Reagan aux Etats Unis, le Hardcore est une
espèce d'évolution du Punk plus rapide et plus
bourrine née a New York et créé par des
groupes souvent très jeunes refusant les affirmations de la
presse rock proclamant la mort du punk (et non, la formule 'Punk is
not dead' ne date pas d'hier!). Bad Brains, Cro Mags, Biohazard et
Agnostic Front sont probablement les groupes les plus
célèbres de cette scène unique. Le hard rock
FM atteint aux USA des proportions énormes, Def Leppard vend
trente millions de copies de son Hysteria mais en même temps,
les groupes klee-nex se multiplient et la scène
n'évolue pas.

Mais déjà, tel un tremblement de terre,
débarque de l'underground américain un nouveau style
: Le death-metal. Il y a différentes hypothèses sur
l'origine de ce nom, il pourrait provenir de la compilation de
metal européen du même nom sorti au début des
années 80, ou du titre de Possessed (présent sur
l'album culte Seven Churches). La plus répandue reste celle
qui raconte que le terme vient du groupe Death mené par le
guitariste virtuose Chuck Schuldiner. Ce tout nouveau genre a alors
pour but de pousser le metal dans ses dernières limites.
'Pousser le Métal dans ses dernières limites' dans
l'idée de Chuck Schuldiner c'est jouer plus vite et plus
fort que tout afin de créer la violence ultime et
l'accompagner par un niveau technique dépassant ce qui
s'était vu jusque ici (même Hendrix peut aller se
recoucher). Morbid Angel, Napalm Death, Obituary, Death, Carcass,
Deicide et Cannibal Corpse ne sont que quelques unes des pointures
du genre. Malheureusement l'heure de gloire du death sera aussi
rapide qu'un solo de Morbid Angel et après un succès
en explosion au début des nineties le genre
s'empêtrera dans ses clichés.

Napalm Death, pionnier et génie du genre créera son
propre style avec le Grindcore, une version simplifiée du
death-metal à l'imagerie tantot politisée, tantot
porno/gore. Au même moment matraquage du hard FM sur les
auditeurs commence à les fatiguer et le climat de faveur
duquel disposait le metal s'estompe petit a petit. La
nouveauté que la musique metal était censée
apporter au rock a été abandonnée par une
logique commerciale effrayante à base de chansons ultra
formatées. Evidement ces problèmes ne s'appliquent
qu'au hard FM et aux années 1989 et 1990, Megadeth, Judas
Priest et Slayer arrivent à se faire une petite retraite
à l'ombre avec des albums géniaux ; mais une
armaggedon est nécessaire pour remettre à nouveau le
heavy-metal sur de bonnes bases, cet armaggedon s'appelle le Grunge
et son ange de la rédemption sera Nirvana. L'ère de
gloire du metal vit ses dernières heures, en 1991, Nevermind
bouleversera le Rock, déterminant tout ce qui marchera ou ne
marchera pas en matière de rock dans la dernière
décennie du vingtième siècle. Cependant, si le
metal souffrira d'une baisse des ventes et d'un abbandon par le
public mainstream, le genre gardera une bonne fan-base qui
permettra au genre de continuer son petit bonhomme de chemin
à travers les nineties avant un soudain regain commercial au
passage dans le troisième millénaire qui ironiquement
ne plaira pas à tout le monde (moi y
compris).</strong></em></p>
]]></description>			<link>http://patient-heart.musique.com/217121/Histoire-du-metal-Les-annees-80/</link>			<comments>http://patient-heart.musique.com/Histoire-du-metal---Les-annees-80--05052008-122948-lp-217121.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://patient-heart.musique.com/217121/Histoire-du-metal-Les-annees-80/</guid>			<pubDate>Mon, 05 May 2008 12:29:48 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Histoire du métal - Les années 70:]]></title>			<description><![CDATA[<p><em><strong>Avant
tout autre chose, lorsqu'on veut se faire chroniqueur d'un genre
musical, il faut trouver un point de départ. La solution
simple ici consiste à prendre le premier Led Zeppelin et
à placer ce pavé dans la marre britrock sixties comme
le premier acte d'existence hard rock. Cependant, même avant
le célèbre quator Anglais Led Zep', Black Sab' et
Deep Purple, il y avait toute une flopée de groupes qui
avaient sérieusement préparé le terrain :
Frank Zappa, les Yardbirds, Steppenwolf, Jimi Hendrix, Cream, Blue
Cheer et bien d'autres. Hendrix par exemple est le Dieu guitare,
descendu des cieux ayant révélé aux pauvres
rockers de la fin des années 60 tout ce qu'on pouvait faire
avec les pédales de disto, de résonance ou encore les
tiges vibrato si on les utilisait à bon escient, tout ce
matériel ayant apporté à la guitare la
puissance dont les musiciens avaient besoin pour l'invention d'un
nouveau genre. Afin de simplifier les choses, on en restera
à l'histoire classique dans sa version stricte et donc,
là où tout commence : 1969. Cette même
année en Angleterre les Yardbirds splittent donnant
naissance à Led Zeppelin ; Ritchie Blackmore
réfléchit à une nouvelle orientation pour son
groupe Deep Purple et Earth, un combo de la banlieue de Birmingham
se renomme Black Sabbath puis part avec son nouveau patronyme peu
avenant à la recherche d'une maison de disques. Au
même moment aux USA le Alice Coopers' Band sort son premier
album pas encore réellement hard rock. Après quelques
semaines seulement, Led Zeppelin a stabilisé un line-up,
répète et enregistre son premier album ; celui-ci est
descendu en masse par la critique et acclamé par le public.
La recette était simple : dynamiter le rock 'n' roll par des
solos sauvages, une batterie au son épais, un chanteur
polyvalent et jouer le tout à fort niveau sonore en live. Le
hard rock était né et Led Zeppelin I en était
le premier album officiel. Led Zeppelin ne restera pas longtemps
seul et une poignée de mois plus tard, en 1970, Deep Purple
refond son line-up et sort son premier album définitivement
hard, In Rock. De son côté, Black Sabbath,
après maintes tribulations, sort son premier LP
éponyme ; l'album est totalement novateur, plus encore que
le premier Led Zeppelin (bien que pas encore parfait) le
heavy-metal est né. Au delà de la paternité du
hard rock/metal et de leur nationalité britannique ces trois
groupes ont un point commun : celui d'être plus ou moins
dirigés par un guitariste chacun ayant sa touche personnelle
et chacun techniquement exceptionnel.

Jimmy Page et son jeu bluesy et expérimental pour Led
Zeppelin ; Ritchie Blackmore, son attaque des cordes tout en
finesse et ses influences néo-classiques avec Deep Purple et
Tony Iommi pour Black Sabbath, inventeur du son metal plus lourd
qu'un troupeau d'éléphants. Cette virtuosité
à la guitare deviendra une tradition dans le genre jusqu'aux
années 90 où certains se mettront à
considérer les solos comme ringards (même si beaucoup
de groupes moins connus continueront à en jouer). Si In
Rock, Led Zeppelin I et Black Sabbath sont parmis les premiers
albums du hard/metal, ces trois groupes recevront la reconnaissance
totale en 1971 et 1972, Led Zeppelin avec son étrange Led
Zeppelin IV, Black Sabbath avec le monstrueux Paranoid et Deep
Purple avec l'éternel Machine Head et leurs tubes respectifs
"Stairway To Heaven", "Paranoid" et "Smoke On TheWater".

C'est aux environs de 1973-1974 que les critiques rock finiront par
consentir à donner un nom à la nouvelle vague qui
commence à grossir et grossir des deux côtés de
l'Atlantique selon eux condamnée à
s'autodétruire sous peu. Ce sera hard rock mais à
l'époque on mélange un peu les genres, surtout que
Black Sabbath est en train de donner une signification au terme
heavy (lourd) et que ce nouveau mot embrouille un peu les pinceaux.
Pour les expérimentateurs du metal, les seventies sont la
décennie parfaite, tout reste à créer et
chaque groupe distille son propre son dans son coin. Thin Lizzy en
Irlande, Scorpions débute en Allemagne, Aerosmith et Alice
Cooper aux USA, Nazareth en Ecosse, Queen en Angleterre. Ces
groupes si ils peuvent être tous rassemblés sous la
même bannière ont chacun un feeling personnel mais le
plus souvent celui-ci reste clairement empreint des influences rock
'n' roll traditionelles. Aux USA, le patriotisme
célèbre des américains les poussent à
acheter en priorité les groupes maison. Délaissant
les groupes britanniques les habitants du nouveau monde se jettent
en masse sur les disques d'Aerosmith et surtout du premier
phénomène de la commercialisation du hard : Kiss ! Un
groupe de déguisés/maquillés basant leur promo
sur leur look improbable et commercialisant tout et n'importe quoi
estampillé à leur nom (des préservatifs
à la ?lunchbox? en passant il y a quelques années par
le cercueil (!!!)). En moyenne, les groupes américains se
démarquent des européens par des paroles plus
positives sur le sexe, l'amour et la fête alors que les
britanniques de Sabbath ou Deep Purple préfèrent le
bizarre, sombre et ésotérique.

Au milieu des années 70, Ritchie Blackmore fonde son second
groupe, Rainbow. Ce projet apportera au metal la passion pour la
fantaisie Tolkiennienne (mal suprême, donjons, dragons, magie
etc.). Black Sabbath, tout en participant à la
création du hard rock ouvre une porte de sortie grâce
à son son de guitare lourd et puissant : le heavy-metal.
Mais plus qu'un nouveau son, le heavy-metal apporte aux fans une
attitude et un look. Comme je l'ai dit dans mon prologue, Black
Sabbath, Deep Purple et Led Zeppelin n'étaient que des
hippies ayant découvert que le bouton 'son' sur
l'amplificateur pouvait se tourner dans un sens ou dans l'autre,
leurs looks et attitudes héritées de ce mouvement ne
correspondaient plus à leur musique et à l'air du
temps. La solution, c'est Judas Priest qui l'apporte. Cuir,
chaînes, clous, casquettes militaires et Harley Davidsons
deviennent avec ce groupe l'uniforme de la nouvelle
génération metal. La musique se fait plus puissante
et les symboles culturels du genre arrivent petit à petit.
Le premier, le headbanging vient des fans du groupe australien de
Boogie Hard AC/DC qui choquaient les biens pensants en remuant
leurs têtes chevelues en rythme. Le second, aujourd'hui
pompé par tous les styles de musique sont les
célébrissimes cornes inventées par Ronnie
James Dio (chanteur de Elf, Rainbow, puis de Black Sabbath) ; un
signe de main hérité de sa grand mère
italienne consistant a replier tout son poing sauf l'index et
l'auriculaire et censé servir à jeter un sort ou
à se protéger d'une malédiction. A force de
faire les 'cornes' en permanence pour saluer son public, Dio fera
passer aux fans cette habitude et elle deviendra le symbole du
metal. Depuis, j'ai vu des gens s'exciter index et auriculaire
levés à des concerts de Kyo, Hoobastank ou Good
Charlotte. Quoi qu'il en soit, la seconde moitié des
seventies permettra aux metalheads de se forger une identité
propre avec ses codes vestimentaires et ses symboles. De leur
côté, Black Sabbath et Alice Cooper développent
une imagerie scénique sombre (croix géante pour le
Sabbath, décapitation, pendaison et monstres pour Alice
Cooper) qui choquera et augmentera l'intensité des
shows.

A la fin des années 70, une dernière évolution
permettra d'abolir l'un des tabous du metal à
l'époque : celui du chant lyrique quasi obligatoire dans
chaque groupe. En effet, le metal s'est toujours fait l'honneur de
compter dans ses rangs beaucoup des plus grands chanteurs du Rock :
Dio, Gillan, Plant, Coverdale... Motorhead, groupe de metal
pionnier du punk et son leader/bassiste/chanteur Lemmy Kilmister
abolira cette loi grâce à un chant juste mais rauque,
véloce et puissant offrant une myriade d'opportunités
pour les années à venir. L'ère de la
création du heavy-metal est alors terminée, le genre
peut maintenant passer à son expansion pour des
années 80, pleines de gloire et
décadence.</strong></em></p>
]]></description>			<link>http://patient-heart.musique.com/217120/Histoire-du-metal-Les-annees-70/</link>			<comments>http://patient-heart.musique.com/Histoire-du-metal---Les-annees-70--05052008-120830-lp-217120.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://patient-heart.musique.com/217120/Histoire-du-metal-Les-annees-70/</guid>			<pubDate>Mon, 05 May 2008 12:08:30 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Zyklon:]]></title>			<description><![CDATA[<p><em><strong>Petit
frère du groupe Emperor, Zyklon voit le jour en 1998
grâce à Samoth et Trym.
Après quelques investigations, Destructhor (Myrkskog)
rejoint la formation norvégienne.
En 2001, Zyklon publie son premier album nommé World Ov
Worms.
Zyklon entamme alors une tournée Européenne puis au
USA en compagnie de Morbid Angel.
Le chanteur Daemon qui avait rejoint le groupe en 2000 quitte la
formation. Il est vite remplacé par Secthdamon qui devient
par la même occasion bassiste du groupe.
Deux ans après leur dernier album, Zyklon sort un EP assez
controversé sous le nom de Red Harvest.
La même année, le groupe se "rattrape" avec l'album
Aeon.

Discographie:
2006: Disintegrate
2003: Aeon
2001: World Ov Worms

DVD:
2006: Storm Detonation Live

Le groupe se compose
de:
- Secthdamon (Chant, Basse)
- Trym (Batterie)
- Destructhor (Guitare)
- Samoth (Guitare)

Site officiel du
groupe:
<a title="Http://www.Zyklontribe.com" href=
"Http://www.Zyklontribe.com" target=
"_self">Http://www.Zyklontribe.com</a>

MySpace officiel du groupe:
<a title="Http:/www.MySpace.com/Zyklontribe" href=
"Http:/www.MySpace.com/Zyklontribe" target=
"_self">Http:/www.MySpace.com/Zyklontribe</a></strong></em></p>
]]></description>			<link>http://patient-heart.musique.com/216636/Zyklon/</link>			<comments>http://patient-heart.musique.com/Zyklon--04052008-033508-lp-216636.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://patient-heart.musique.com/216636/Zyklon/</guid>			<pubDate>Sun, 04 May 2008 03:35:08 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>